{"id":4900,"date":"2015-05-07T09:07:18","date_gmt":"2015-05-07T09:07:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/?page_id=4900"},"modified":"2017-02-14T16:22:08","modified_gmt":"2017-02-14T16:22:08","slug":"5-mai-2009-le-conseil-de-leurope-a-soixante-ans","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/5-mai-2009-le-conseil-de-leurope-a-soixante-ans\/","title":{"rendered":"5 mai 2009 &#8211; Le Conseil de l\u2019Europe a soixante ans"},"content":{"rendered":"<div>\n\tMarie-Th&eacute;r&egrave;se Bitsch\n<\/div>\n<div>\n\tProfesseur &eacute;m&eacute;rite &agrave; l&#39;universit&eacute; de Strasbourg\n<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<p style=\"text-align: right;\">\n\t<strong>Papiers d&#39;actualit&eacute;<br \/>\n\tFondation Pierre du Bois<br \/>\n\tMai 2009, No 2<\/strong>\n<\/p>\n<p style=\"color:#CF1930; \">\n\tLire sur papier, imprimer ou archiver : <a href=\"http:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/wp-content\/uploads\/2009\/05\/actu02_mai.pdf\" target=\"_blank\">t&eacute;l&eacute;charger le fichier PDF<\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tL&#39;anniversaire des organisations internationales peut &ecirc;tre l&#39;occasion de rappeler les raisons qui les ont fait na&icirc;tre, et donc aussi les missions qui leur ont &eacute;t&eacute; assign&eacute;es par les fondateurs. Mais qui se souvient de la signature du trait&eacute; de Londres qui a cr&eacute;&eacute; le Conseil de l&#39;Europe ? L&#39;ann&eacute;e 1949, en pleine mont&eacute;e de la tension entre deux &laquo; blocs &raquo;, entre l&#39;Est et l&#39;Ouest, est riche en &eacute;v&eacute;nements : signature du pacte atlantique, explosion de la premi&egrave;re bombe atomique sovi&eacute;tique, victoire du communisme en Chine, constitution de deux Etats allemands&hellip; Alors, la naissance du Conseil de l&#39;Europe, qui n&#39;&eacute;tait pas con&ccedil;u comme un instrument de la guerre froide &ndash; mais sera pourtant per&ccedil;u comme tel par Moscou &ndash; pouvait bien passer presque inaper&ccedil;u.\n<\/p>\n<p>\n\tPour comprendre la cr&eacute;ation de cette organisation, il faut remonter au fameux congr&egrave;s de La Haye : c&#39;est dans cette ville des Pays-Bas que se r&eacute;unissent, en mai 1948, les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de nombreuses associations qui militent pour l&#39;unit&eacute; europ&eacute;enne et qui vont se regrouper quelques mois plus tard au sein du Mouvement europ&eacute;en. L&#39;id&eacute;e &eacute;tait de faire une grande manifestation pour d&eacute;montrer aux peuples et aux gouvernements la force des convictions europ&eacute;istes, en cette p&eacute;riode qui &eacute;tait &agrave; la fois une apr&egrave;s-guerre mondiale et une phase d&#39;entr&eacute;e dans la guerre froide. Pr&egrave;s de 800 participants, venus de tous les pays d&#39;Europe occidentale, sans compter quelques r&eacute;fugi&eacute;s d&#39;Europe centrale ou orientale et quelques observateurs sympathisants am&eacute;ricains, discutent pendant trois jours des moyens de sauver l&#39;Europe de la d&eacute;cadence et des d&eacute;chirements fratricides.\n<\/p>\n<p>\n\tDes travaux du congr&egrave;s de la Haye &eacute;mergent plusieurs projets. La commission &eacute;conomique estime qu&#39;il faut renforcer l&#39;interd&eacute;pendance entre Europ&eacute;ens mais elle se divise sur la m&eacute;thode et ne choisit pas clairement entre dirigisme et lib&eacute;ralisme. La commission culturelle compte sur l&#39;impact des contacts entre citoyens pour promouvoir les valeurs communes. Elle pr&eacute;conise la cr&eacute;ation d&#39;un Centre europ&eacute;en de la culture pour favoriser les &eacute;changes (il sera effectivement fond&eacute; en 1950 &agrave; Gen&egrave;ve) et d&#39;une institution pour former les &eacute;lites (ce sera le r&ocirc;le du Coll&egrave;ge d&#39;Europe mis en place &agrave; Bruges, &eacute;galement &agrave; partir de 1950). Enfin, la commission politique propose rien de moins que la constitution &laquo; d&#39;une union ou d&#39;une f&eacute;d&eacute;ration &raquo; europ&eacute;enne. Une premi&egrave;re &eacute;tape vers cette organisation serait la mise en place d&#39;une Assembl&eacute;e, form&eacute;e de parlementaires, ou int&eacute;grant m&ecirc;me plus largement des repr&eacute;sentants des &laquo; forces vives &raquo;, selon la formule de l&#39;&eacute;poque. Elle serait charg&eacute;e de faire, aux gouvernements, des propositions en vue de l&#39;unification du vieux continent ou, du moins, en vue de l&#39;association des Etats rest&eacute;s d&eacute;mocratiques &agrave; l&#39;ouest du rideau de fer. Elle devrait aussi &eacute;laborer une charte europ&eacute;enne des droits de l&#39;homme, plus exigeante que la d&eacute;claration universelle qui &eacute;tait sur le point d&#39;&ecirc;tre adopt&eacute;e par l&#39;ONU.\n<\/p>\n<p>\n\tCette r&eacute;solution politique va &ecirc;tre prise en compte par certains gouvernements. Les dirigeants du Mouvement europ&eacute;en misent surtout sur l&#39;action de cinq Etats &ndash; Royaume-Uni, France, Benelux &ndash; qui sont d&eacute;j&agrave; unis par le trait&eacute; de Bruxelles (un pacte de s&eacute;curit&eacute; collective qui pr&eacute;voit aussi des coop&eacute;rations dans les domaines &eacute;conomiques, sociaux et culturels) et qui sont &eacute;galement, tous, membres de l&#39;Alliance atlantique et de l&#39;OECE qui g&egrave;re l&#39;aide Marshall. Parmi les Cinq, c&#39;est le gouvernement de Paris qui se montre le plus r&eacute;actif. Le m&eacute;rite en revient &agrave; l&#39;homme qui est devenu ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res en juillet 1948 : Robert Schuman.\n<\/p>\n<p>\n\tSchuman est une personnalit&eacute; atypique dans la classe politique de la IV&egrave; R&eacute;publique. N&eacute; en 1886, au Grand-Duch&eacute; de Luxembourg, d&#39;un p&egrave;re originaire de la Lorraine annex&eacute;e au Reich depuis 1871, qui lui transmet la nationalit&eacute; allemande, Robert Schuman, qui se d&eacute;finit lui-m&ecirc;me comme un &laquo; homme des fronti&egrave;res &raquo;, a en fait une double culture fran&ccedil;aise et germanique. Devenu citoyen fran&ccedil;ais en 1918, au lendemain de la premi&egrave;re guerre mondiale, il commence imm&eacute;diatement une carri&egrave;re de parlementaire &agrave; l&#39;Assembl&eacute;e nationale. Apr&egrave;s 1945, membre influent du parti d&eacute;mocrate-chr&eacute;tien (MRP), il acc&egrave;de &agrave; des postes minist&eacute;riels importants et comprend que la France ne peut plus jouer l&#39;isolationnisme ou la confrontation avec ses voisins. Il souhaite initier un rapprochement avec &laquo; l&#39;ennemi h&eacute;r&eacute;ditaire &raquo; allemand, mais plut&ocirc;t dans un cadre multilat&eacute;ral que dans une relation bilat&eacute;rale o&ugrave; la France risque de se trouver en position de faiblesse. Par cons&eacute;quent, le projet du congr&egrave;s de La Haye le s&eacute;duit : il y voit l&#39;occasion d&#39;int&eacute;grer l&#39;Allemagne de l&#39;Ouest pour coop&eacute;rer avec elle dans une organisation europ&eacute;enne qui peut aussi la contr&ocirc;ler et l&#39;emp&ecirc;cher de redevenir dangereuse pour ses voisins.\n<\/p>\n<p>\n\tLa politique de Schuman va dans le sens des Am&eacute;ricains qui cherchent &agrave; redresser rapidement l&#39;Allemagne de l&#39;Ouest. Ils veulent abandonner compl&egrave;tement les mesures punitives qui avaient &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute;es &agrave; son encontre &agrave; Potsdam en 1945 et ils souhaitent l&#39;ancrer solidement dans le camp occidental. Lorsque le gouvernement fran&ccedil;ais propose de mettre en place une Assembl&eacute;e europ&eacute;enne, il obtient aussi l&#39;appui du ministre belge des affaires &eacute;trang&egrave;res, le socialiste Paul-Henri Spaak, et un soutien un peu plus r&eacute;serv&eacute; de la part des Pays-Bas et du Luxembourg. Mais il se heurte &agrave; l&#39;opposition des Britanniques qui sugg&egrave;rent, comme solution alternative, la cr&eacute;ation d&#39;un &laquo; Conseil de l&#39;Europe &raquo;, organisme intergouvernemental concr&eacute;tis&eacute; par un Conseil des ministres d&eacute;cidant &agrave; l&#39;unanimit&eacute;. En partant de ces positions divergentes, et apr&egrave;s des mois de n&eacute;gociations fort p&eacute;nibles, les Europ&eacute;ens parviennent finalement &agrave; un compromis. Par le trait&eacute; de Londres, ils d&eacute;cident de cr&eacute;er un Conseil de l&#39;Europe &ndash; donc, ni une union europ&eacute;enne ni une f&eacute;d&eacute;ration &ndash; avec un syst&egrave;me institutionnel comprenant un Comit&eacute; des ministres o&ugrave; chacun garde un droit de veto, une Assembl&eacute;e purement consultative et un Secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral ayant des fonctions plus administratives que politiques.\n<\/p>\n<p>\n\tCette organisation, dont le si&egrave;ge est fix&eacute; &agrave; Strasbourg, suscite n&eacute;anmoins beaucoup d&#39;espoirs mais aussi, tr&egrave;s vite, beaucoup de d&eacute;sillusions parmi les europ&eacute;istes les plus fervents. D&egrave;s l&#39;&eacute;t&eacute; 1949, les premi&egrave;res sessions du Comit&eacute; des ministres puis de l&#39;Assembl&eacute;e consultative mettent en &eacute;vidence la difficult&eacute; &agrave; adopter d&#39;un commun accord des d&eacute;cisions concr&egrave;tes en vue de l&#39;unification de l&#39;Europe. Un an apr&egrave;s la signature du trait&eacute;, Robert Schuman lance, le 9 mai 1950, une autre grande initiative qu&#39;il esp&egrave;re plus efficace en terme d&#39;int&eacute;gration et qui va conduire &agrave; la cr&eacute;ation de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne du charbon et de l&#39;acier, premi&egrave;re &eacute;tape vers l&#39;actuelle Union europ&eacute;enne.\n<\/p>\n<p>\n\tPourtant, si le Conseil de l&#39;Europe a d&ucirc; revoir &agrave; la baisse les ambitieux objectifs de d&eacute;part et bien qu&#39;il ait &eacute;t&eacute; &eacute;clips&eacute; par l&#39;int&eacute;gration &eacute;conomique faite dans le cadre des Communaut&eacute;s, il est rest&eacute; fid&egrave;le &agrave; sa vocation de d&eacute;fense de la d&eacute;mocratie et des droits de l&#39;homme. C&#39;est &agrave; son initiative qu&#39;est sign&eacute;e par les gouvernements des Etats membres, d&egrave;s novembre 1950, une convention pour la sauvegarde des libert&eacute;s fondamentales et des droits de l&#39;homme. Cette charte n&#39;est pas seulement un c atalogue des valeurs qui fondent la culture europ&eacute;enne. Elle pr&eacute;voit un m&eacute;canisme de garantie par une Cour europ&eacute;enne des droits de l&#39;homme. Install&eacute;e &agrave; Strasbourg en 1959, cette Cour est r&eacute;organis&eacute;e dans les ann&eacute;es 1990, pour faire face aux recours de plus en plus nombreux. Dans certaines conditions, ses arr&ecirc;ts sont contraignants pour les Etats, ce qui en fait un organisme supranational. Au fil des ann&eacute;es sont adopt&eacute;es beaucoup d&#39;autres conventions qui cherchent &agrave; pr&eacute;server des droits les plus vari&eacute;s dans des domaines politiques, &eacute;conomiques, sociaux ou culturels.\n<\/p>\n<p>\n\tDe son cot&eacute;, l&#39;Assembl&eacute;e qui a tr&egrave;s peu de poids au d&eacute;part s&#39;efforce d&#39;&eacute;largir peu &agrave; peu son r&ocirc;le, comme le souligne de mani&egrave;re symbolique son changement de nom. En 1972, elle d&eacute;cide de sa propre autorit&eacute; de s&#39;appeler d&eacute;sormais Assembl&eacute;e parlementaire, &agrave; l&#39;instar de l&#39;Assembl&eacute;e parlementaire europ&eacute;enne qui avait pris, dix ans plus t&ocirc;t, la d&eacute;nomination de Parlement europ&eacute;en. Bien que toujours &eacute;lue au suffrage indirect, elle est devenue une tribune o&ugrave; peuvent se d&eacute;battre toutes les questions qui int&eacute;ressent le citoyen europ&eacute;en. Elle fait ainsi souvent figure de laboratoires d&#39;id&eacute;es qui peuvent &ecirc;tre reprises par d&#39;autres instances.\n<\/p>\n<p>\n\tMalgr&eacute; ses limites, le Conseil de l&#39;Europe a &eacute;t&eacute; suffisamment attractif pour devenir peu &agrave; peu une organisation vraiment paneurop&eacute;enne. Cr&eacute;&eacute;e &agrave; dix, elle commence &agrave; s&#39;&eacute;largir d&egrave;s l&#39;&eacute;t&eacute; 1949 &agrave; la Gr&egrave;ce et &agrave; la Turquie. La RFA y entre tr&egrave;s vite apr&egrave;s sa constitution, comme Etat associ&eacute; puis comme membre &agrave; part enti&egrave;re, puis l&#39;Autriche en 1956, apr&egrave;s la signature du trait&eacute; d&#39;Etat, la Suisse en 1963 lorsqu&#39;elle estime que sa neutralit&eacute; n&#39;est pas menac&eacute;e par l&#39;adh&eacute;sion, Chypre et Malte apr&egrave;s leur ind&eacute;pendance, le Portugal et l&#39;Espagne apr&egrave;s leur retour &agrave; la d&eacute;mocratie dans les ann&eacute;es 1970. Par leur participation au Conseil de l&#39;Europe, de petits Etats (Lichtenstein, Saint Marin&hellip;) trouvent un moyen de s&#39;int&eacute;grer dans la soci&eacute;t&eacute; internationale.\n<\/p>\n<p>\n\tEn 1989, &agrave; la veille de la chute du mur de Berlin, le Conseil de l&#39;Europe regroupe tous les Etats d&eacute;mocratiques d&#39;Europe occidentale. De mani&egrave;re significative, la Finlande, particuli&egrave;rement attentive &agrave; sa neutralit&eacute;, devient membre cette ann&eacute;e-l&agrave;, lorsque tombe la pression sovi&eacute;tique qui freinait son adh&eacute;sion. Alors que le Conseil de l&#39;Europe f&ecirc;te ses quarante ans, il trouve soudain un nouveau souffle. Pour les Etats d&#39;Europe centrale et orientale sortis du communisme, l&#39;organisation de Strasbourg constitue la structure d&#39;accueil qui peut leur conf&eacute;rer rapidement un &laquo; brevet &raquo; de d&eacute;mocratie. Elle sert aussi de sas, en attendant l&#39;adh&eacute;sion &agrave; l&#39;Union europ&eacute;enne qui n&#39;est possible qu&#39;apr&egrave;s une longue p&eacute;riode de transition &eacute;conomique.\n<\/p>\n<p>\n\tVingt ans plus tard, alors que l&#39;Union europ&eacute;enne est en difficult&eacute;, suite &agrave; la crise &eacute;conomique, &agrave; l&#39;impossible r&eacute;forme institutionnelle et au scepticisme des citoyens, quel r&ocirc;le pourrait jouer le Conseil de l&#39;Europe pour retrouver un nouveau dynamisme &agrave; l&#39;occasion de ses soixante ans ?\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<strong>Pour en savoir plus<\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\tBITSCH Marie-Th&eacute;r&egrave;se (dir.),<em> Jalons pour une histoire du Conseil de l&#39;Europe<\/em>, Berne, Peter Lang, collection Euroclio, 1997\n<\/p>\n<p>\n\tBURBAN Jean-Louis,<em> Le Conseil de l&#39;Europe<\/em>, Paris, PUF, Que sais-je ?, 1993\n<\/p>\n<p>\n\tHALLER Bruno, <em>U<\/em><em>ne Assembl&eacute;e au service de l&#39;Europe, l&#39;Assembl&eacute;e parlementaire du Conseil de l&#39;Europe, 1949-1989<\/em>, Strasbourg, Conseil de l&#39;Europe, 2006\n<\/p>\n<p>\n\tCOURCELLE Thibault,<em> Le Conseil de l&#39;Europe. Enjeux et repr&eacute;sentations<\/em>, Th&egrave;se, Paris 8, 2008.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tDisclaimer: The views expressed in this paper are those of the author alone and do not necessarily reflect the opinion of the Foundation.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">\n\t<span style=\"font-size:12px;\"><em>Mise &agrave; jour le Mercredi, 24 Mars 2010 12:03<\/em><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"excerpt\">Marie-Th&eacute;r&egrave;se Bitsch Professeur &eacute;m&eacute;rite &agrave; l&#39;universit&eacute; de Strasbourg &nbsp; Papiers d&#39;actualit&eacute; Fondation Pierre du Bois Mai 2009, No 2 Lire sur papier, imprimer ou archiver : t&eacute;l&eacute;charger le fichier PDF L&#39;anniversaire des organisations internationales peut &ecirc;tre l&#39;occasion de rappeler les raisons qui les ont fait na&icirc;tre, et donc aussi les missions qui leur ont &eacute;t&eacute; assign&eacute;es par les fondateurs. 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