{"id":4874,"date":"2015-05-07T08:54:31","date_gmt":"2015-05-07T08:54:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/?page_id=4874"},"modified":"2017-02-13T15:32:47","modified_gmt":"2017-02-13T15:32:47","slug":"la-declaration-schuman-du-9-mai-1950-un-texte-qui-a-change-le-monde-1","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/la-declaration-schuman-du-9-mai-1950-un-texte-qui-a-change-le-monde-1\/","title":{"rendered":"La d\u00e9claration Schuman du 9 mai 1950: \u00ab Un texte qui a chang\u00e9 le monde \u00bb [1]"},"content":{"rendered":"<div>\n\tMarie-Th&eacute;r&egrave;se Bitsch\n<\/div>\n<div>\n\tProfesseur &eacute;m&eacute;rite &agrave; l&#39;universit&eacute; de Strasbourg\n<\/div>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"color:#CF1930; text-align: right;\">\n\t<strong>apiers d&#39;actualit&eacute;\/ Current Affairs in Perspective<br \/>\n\tFondation Pierre du Bois<br \/>\n\tApril&nbsp;2010, No 3\/ 2010<\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"color:#CF1930;\">\n\tRead, save or print the <a href=\"http:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/wp-content\/uploads\/2009\/05\/no3-2010_schumann_declaration.pdf\" target=\"_blank\">pdf<\/a> version of this article.\n<\/p>\n<p>\n\tA l&#39;occasion du soixanti&egrave;me anniversaire du plan Schuman, le Mouvement europ&eacute;en organise un concours ouvert aux lyc&eacute;ens qui sont invit&eacute;s &agrave; r&eacute;&eacute;crire une &laquo; d&eacute;claration Schuman &raquo; adapt&eacute;e &agrave; l&#39;Europe de notre temps. Cette initiative rappelle, s&#39;il en &eacute;tait besoin, que le projet de 1950 constitue non seulement l&#39;acte fondateur de l&#39;actuelle Union europ&eacute;enne mais reste une r&eacute;f&eacute;rence pour les citoyens du XXI&egrave; si&egrave;cle qui veulent r&eacute;fl&eacute;chir aux raisons, aux objectifs et aux valeurs de la construction europ&eacute;enne pour relever le d&eacute;fi de l&#39;approfondissement de l&#39;int&eacute;gration &agrave; l&#39;&eacute;chelle du continent.\n<\/p>\n<p>\n\tLe projet de 1950 est l&#39;&oelig;uvre de deux hommes dont les r&ocirc;les sont compl&eacute;mentaires : Jean Monnet qui en est l&#39;inventeur et Robert Schuman qui en prend la responsabilit&eacute; politique. Jean Monnet [2], qui dirige alors le commissariat g&eacute;n&eacute;ral au Plan, &eacute;labore le texte avec ses proches collaborateurs de la rue de Martignac, en quelques semaines, au printemps 1950. Mais il r&eacute;fl&eacute;chissait depuis l&rsquo;&eacute;poque de la guerre &agrave; la possibilit&eacute; d&rsquo;unir les Europ&eacute;ens au sein d&rsquo;une entit&eacute; &eacute;conomique. Par ailleurs, l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une coop&eacute;ration internationale dans les industries de base, et en particulier dans la sid&eacute;rurgie, &eacute;tait dans l&rsquo;air du temps : de nombreux projets sont esquiss&eacute;s &agrave; la fin des ann&eacute;es quarante, notamment en France et en Allemagne de l&rsquo;Ouest, parfois avec l&rsquo;appui des autorit&eacute;s am&eacute;ricaines. Plut&ocirc;t qu&rsquo;au pr&eacute;sident du Conseil qui n&rsquo;accorde gu&egrave;re d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t au projet de Monnet, il revient &agrave; Robert Schuman [3]&nbsp;, titulaire du portefeuille des affaires &eacute;trang&egrave;res depuis juillet 1948, de le prendre en charge pour le d&eacute;fendre au sein du gouvernement fran&ccedil;ais et le proposer aux partenaires europ&eacute;ens. Apr&egrave;s l&#39;avoir &eacute;tudi&eacute; dans sa maison de Scy-Chazelles pendant le dernier week-end du mois d&#39;avril, le ministre rentre &agrave; Paris, le 1er mai, bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; le mettre en &oelig;uvre. Schuman comme Monnet ne manqueront pas d&#39;expliquer que seule la France pouvait prendre cette initiative, les voisins trop faibles ou encore discr&eacute;dit&eacute;s par leur r&ocirc;le dans la guerre n&#39;ayant pas l&#39;autorit&eacute; n&eacute;cessaire pour exercer un leadership.\n<\/p>\n<p>\n\tPr&eacute;sent&eacute; le 9 mai au cours d&#39;une conf&eacute;rence de presse, ce plan &ndash; qui gardera dans l&#39;Histoire le nom du ministre &ndash; propose la cr&eacute;ation, dans un premier temps, d&#39;un pool charbon-acier regroupant la France, l&#39;Allemagne ainsi que d&#39;autres pays d&#39;Europe occidentale acceptant de s&#39;y associer et dirig&eacute; par une Haute Autorit&eacute; commune ind&eacute;pendante des Etats. Il cherche donc &agrave; donner &agrave; la construction europ&eacute;enne trois orientations essentielles. D&#39;une part, il opte pour une Europe structur&eacute;e avec des institutions supranationales. D&#39;autre part, il pr&eacute;conise la m&eacute;thode fonctionnaliste pour avancer &agrave; petits pas et aller des int&eacute;grations sectorielles &agrave; l&#39;unification de l&#39;ensemble des &eacute;conomies puis &agrave; la f&eacute;d&eacute;ration politique. Enfin, il propose clairement l&#39;organisation de l&#39;Europe autour d&#39;un noyau central form&eacute; par la France et la R&eacute;publique f&eacute;d&eacute;rale d&#39;Allemagne (RFA). Ce projet est aussit&ocirc;t salu&eacute; comme r&eacute;volutionnaire par la presse qui ne prend cependant pas toujours toute la mesure de ses ambitions et de ses potentialit&eacute;s. Si Monnet et Schuman ont tenu &agrave; le lancer et &agrave; le r&eacute;aliser rapidement, c&#39;est en effet qu&#39;ils en attendent la solution &agrave; plusieurs probl&egrave;mes qui paraissent alors quasi insolubles [4].\n<\/p>\n<p>\n\tLe plus urgent est la r&eacute;conciliation entre la France et l&#39;Allemagne consid&eacute;r&eacute;es depuis des d&eacute;cennies comme des ennemis h&eacute;r&eacute;ditaires. Cinq ans seulement apr&egrave;s la fin de la Deuxi&egrave;me Guerre mondiale, cet objectif est audacieux car les ressentiments restent vifs, de part et d&#39;autre, dans des populations qui ont subi la d&eacute;faite (en France en 1940, en Allemagne en 1945) et l&#39;occupation militaire du vainqueur pendant plusieurs ann&eacute;es. De plus, les relations entre les deux gouvernements sont tendues depuis la cr&eacute;ation de la R&eacute;publique f&eacute;d&eacute;rale en 1949. Certes, Paris a renonc&eacute; &agrave; sa politique punitive, surtout sous la pression des Etats-Unis qui font d&eacute;pendre leur aide financi&egrave;re et militaire d&#39;un rapprochement entre Europ&eacute;ens. Mais la France, pr&eacute;occup&eacute;e de sa s&eacute;curit&eacute;, cherche &agrave; limiter ou &agrave; contr&ocirc;ler le redressement de la puissance &eacute;conomique de son voisin tandis que le gouvernement de Bonn, dirig&eacute; par le chancelier Adenauer, est inquiet, voire agac&eacute;, par les positions fran&ccedil;aises. La rivalit&eacute; &agrave; propos de la Sarre, &eacute;conomiquement rattach&eacute;e &agrave; la France mais consid&eacute;r&eacute;e outre-Rhin comme territoire allemand devant r&eacute;int&eacute;grer la RFA, provoque une s&eacute;rieuse crise, au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1950, que Robert Schuman cherche sinc&egrave;rement &agrave; d&eacute;nouer. Il pense que le projet de Monnet peut favoriser la r&eacute;conciliation, en faisant entrer la RFA, avec l&#39;&eacute;galit&eacute; des droits, dans une organisation mettant en commun la production de charbon et d&#39;acier, bases des industries d&#39;armements, rendant ainsi la guerre non seulement impensable mais mat&eacute;riellement impossible.\n<\/p>\n<p>\n\tGarantir la paix est donc la priorit&eacute; du plan Schuman comme le sugg&egrave;re l&#39;omnipr&eacute;sence de ce th&egrave;me tout au long du texte. Il ne s&#39;agit pas seulement de rapprocher les anciens ennemis des deux cot&eacute;s du Rhin. Une autre menace p&egrave;se sur l&#39;Europe divis&eacute;e par la guerre froide qui ne cesse de s&#39;aggraver depuis 1947, avec le coup de Prague, le blocus de Berlin, la cr&eacute;ation de deux Etats allemands de part et d&#39;autre du rideau de fer, la signature de trait&eacute;s (trait&eacute;s bilat&eacute;raux &agrave; l&#39;Est entre l&#39;URSS et ses satellites, pacte atlantique &agrave; l&#39;Ouest) s&#39;effor&ccedil;ant de renforcer la coh&eacute;sion de chacun des camps. Monnet et Schuman, comme beaucoup d&#39;Occidentaux, redoutent une agression communiste et une troisi&egrave;me guerre mondiale qu&#39;ils voudraient pr&eacute;venir en unifiant l&#39;Europe occidentale pour faire barrage &agrave; l&#39;expansion sovi&eacute;tique, conform&eacute;ment &agrave; la politique d&#39;endiguement d&eacute;finie d&egrave;s 1947 par le pr&eacute;sident Truman. Le pool charbon-acier appara&icirc;t donc &agrave; la fois comme un instrument de r&eacute;sistance &agrave; la politique sovi&eacute;tique et comme un moyen d&#39;int&eacute;gration &agrave; l&#39;Ouest.\n<\/p>\n<p>\n\tL&#39;approfondissement de la construction europ&eacute;enne est ainsi &eacute;troitement li&eacute; au d&eacute;sir de r&eacute;conciliation et &agrave; la volont&eacute; de paix. Au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1950, diff&eacute;rentes organisations existent d&eacute;j&agrave; en Europe occidentale : l&#39;Organisation europ&eacute;enne de coop&eacute;ration &eacute;conomique, cr&eacute;&eacute;e pour la mise en &oelig;uvre du plan Marshall, l&#39;Union occidentale qui est un pacte de s&eacute;curit&eacute; collective entre cinq Etats europ&eacute;ens pour pr&eacute;parer le pacte atlantique, le Conseil de l&#39;Europe constitu&eacute; &agrave; la demande du Mouvement europ&eacute;en, dans la foul&eacute;e du congr&egrave;s de La Haye de mai 1948. Mais ces organisations intergouvernementales, affaiblies par le droit de veto, manquent d&#39;efficacit&eacute; et d&eacute;&ccedil;oivent de nombreux Europ&eacute;ens. Schuman lui-m&ecirc;me, qui a &oelig;uvr&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation du Conseil de l&#39;Europe mais a &eacute;t&eacute; contraint de faire beaucoup de concessions aux Britanniques, hostiles aux transferts de souverainet&eacute;, a conscience de devoir changer de m&eacute;thode. A ses yeux, seule une int&eacute;gration supranationale, appliqu&eacute;e progressivement &agrave; des domaines de plus en plus larges, permet d&#39;unifier r&eacute;ellement l&#39;Europe.\n<\/p>\n<p>\n\tSi les pr&eacute;occupations politiques sont pr&eacute;pond&eacute;rantes, les objectifs &eacute;conomiques ne sont pas absents. Monnet qui met en &oelig;uvre le plan de modernisation de l&#39;&eacute;conomie fran&ccedil;aise redoute le redressement rapide de la sid&eacute;rurgie allemande qui pourrait conduire &agrave; une concurrence difficile pour les pays voisins et, peut-&ecirc;tre, en France, &agrave; un retour au protectionnisme qu&#39;il souhaite &eacute;viter. Schuman, qui est d&eacute;put&eacute; du d&eacute;partement de la Moselle o&ugrave; la sid&eacute;rurgie est importante, a lui aussi le souci d&#39;un d&eacute;veloppement harmonieux de ce secteur. Surtout, en int&eacute;grant dans une premi&egrave;re &eacute;tape le charbon et l&#39;acier, les Fran&ccedil;ais cherchent &agrave; &eacute;viter la domination de la Ruhr, principale r&eacute;gion sid&eacute;rurgique de la RFA.\n<\/p>\n<p>\n\tLe plan fran&ccedil;ais r&eacute;pond &agrave; des attentes chez plusieurs partenaires. Le chancelier Adenauer, consult&eacute; juste avant le lancement du projet, se montre enthousiaste. Il est pr&ecirc;t &agrave; sacrifier quelques avantages &eacute;conomiques pour obtenir l&#39;&eacute;galit&eacute; au sein d&#39;une organisation lui permettant de redonner &agrave; son pays une place reconnue sur l&#39;&eacute;chiquier international. Il est &eacute;galement tr&egrave;s favorable &agrave; la r&eacute;conciliation franco-allemande et tr&egrave;s d&eacute;sireux d&#39;ancrer la RFA dans l&#39;Europe occidentale. Par contre, le Royaume-Uni ne peut accepter de se joindre &agrave; ce projet qui semble menacer la souverainet&eacute; de Westminster et pourrait lier son pays au continent, au d&eacute;triment des relations privil&eacute;gi&eacute;es avec les Etats-Unis et le Commonwealth. C&#39;est donc &agrave; Six (France, RFA, Italie, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas) que se cr&eacute;e la Communaut&eacute; europ&eacute;enne du charbon et de l&#39;acier (CECA) effectivement mise en place en 1952, apr&egrave;s la signature et la ratification d&#39;un trait&eacute; qui d&eacute;finit un ensemble institutionnel assez sophistiqu&eacute; mais instaurant un &eacute;quilibre des pouvoirs entre la Haute Autorit&eacute;, le Conseil des ministres, l&#39;Assembl&eacute;e parlementaire et la Cour de Justice [5].\n<\/p>\n<p>\n\tLe plan Schuman laisse aux Europ&eacute;ens du XXI&egrave; si&egrave;cle, &agrave; la fois des enseignements et un h&eacute;ritage. En 1950, quelques hommes ont relev&eacute;, avec courage, les d&eacute;fis d&#39;une conjoncture internationale pleine de risques pour s&#39;engager dans une voie novatrice. Ils ont invent&eacute; un projet concret r&eacute;pondant &agrave; la situation de l&#39;apr&egrave;s guerre mondiale et du d&eacute;but de la guerre froide, pour r&eacute;concilier les Europ&eacute;ens, stabiliser le continent et contribuer &agrave; la paix. Ils avaient en commun des convictions fortes, des objectifs et des valeurs, ainsi que le sens de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. La premi&egrave;re Communaut&eacute; europ&eacute;enne, celle du charbon et de l&#39;acier, n&eacute;e de la d&eacute;claration Schuman du 9 mai 1950, a &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;e comme un succ&egrave;s de l&#39;int&eacute;gration m&ecirc;me si elle a aussi connu des &eacute;checs. Apr&egrave;s l&#39;abandon de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne de d&eacute;fense en 1954, elle a servi de r&eacute;f&eacute;rence sinon de mod&egrave;le pour de nouvelles communaut&eacute;s cr&eacute;&eacute;es par les trait&eacute;s de Rome, en particulier la Communaut&eacute; &eacute;conomique europ&eacute;enne qui r&eacute;alise progressivement, par la fusion des march&eacute;s, l&#39;int&eacute;gration &eacute;conomique g&eacute;n&eacute;rale. Dans les ann&eacute;es 1980-1990, en m&ecirc;me temps que se pr&eacute;parent diff&eacute;rents &eacute;largissements, de nouvelles &eacute;tapes sont franchies pour r&eacute;aliser une union de plus en plus &eacute;troite, notamment par l&#39;instauration d&#39;une monnaie, l&#39;euro, et par le d&eacute;veloppement des coop&eacute;rations dans les domaines de la politique &eacute;trang&egrave;re, de la d&eacute;fense, et aussi de la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure. Quant au syst&egrave;me institutionnel de l&#39;Union europ&eacute;enne, il a &eacute;t&eacute; souvent am&eacute;nag&eacute; mais porte toujours la marque de la supranationalit&eacute; inaugur&eacute;e avec le plan Schuman.\n<\/p>\n<p>\n\t[1] Dans le num&eacute;ro hors s&eacute;rie, publi&eacute; en 2008, sur Les textes qui ont chang&eacute; le monde, Le Point retient, pour le XX&egrave; si&egrave;cle, la d&eacute;claration Schuman, qui est pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la suite du trait&eacute; de Versailles, d&#39;un extrait&nbsp;de &#39;Mein Kampf&#39; , d&#39;un texte sur la th&eacute;orie de la relativit&eacute; d&#39;Albert Einstein et d&#39;un extrait de L&#39;inconscient et son interpr&eacute;tation de Sigmund Freud.\n<\/p>\n<p>\n\t[2] Sur Jean Monnet , voir ses M&eacute;moires, Paris, Fayard, 1976, 642 p. ; G&eacute;rard Bossuat, et Andreas Wilkens (dir.), Jean Monnet, l&#39;Europe et les chemins de la paix, Paris, Publications de la Sorbonne, 1999, 536 p. ; &Eacute;ric Roussel, Jean Monnet (1888-1979), Paris, Fayard, 1996, 1004 p.\n<\/p>\n<p>\n\t[3] Sur Robert Schuman, voir Raymond Poidevin, Robert Schuman. Homme d&#39;Etat, (1886-1963), Paris, Imprimerie Nationale, 1986, 520 p. ; Fran&ccedil;ois Roth, Robert Schuman. Du Lorrain des fronti&egrave;res au p&egrave;re de l&#39;Europe, Paris, Fayard, 2008, 658 p.\n<\/p>\n<p>\n\t[4] Sur le plan Schuman, sa gen&egrave;se et ses motivations , voir notamment Klaus Schwabe (dir.), The Beginnings of the Schuman-Plan, Baden-Baden, Nomos Verlag, 1988, 475 p. ; Andreas Wilkens (dir.), Le plan Schuman dans l&#39;histoire. Int&eacute;r&ecirc;ts nationaux et projets europ&eacute;ens, Bruxelles, Bruylant, 2004, 466 p. Dans cet ouvrage, voir en particulier : Pierre Gerbet, &laquo; la naissance du plan Schuman &raquo;, pp. 13-51 ; Klaus Schwabe, &laquo; L&#39;Allemagne, Adenauer et l&#39;option de l&#39;int&eacute;gration &agrave; l&#39;Ouest &raquo;, pp. 81-105 ; &laquo; Marie-Th&eacute;r&egrave;se Bitsch, &laquo; La triple option de Paris : pour une Europe supranationale et sectorielle autour du noyau franco-allemand &raquo;, pp.150-168.\n<\/p>\n<p>\n\t[5] Sur la CECA, voir Dirk Spierenburg et Raymond Poidevin, Histoire de la Haute Autorit&eacute; de la CECA, Bruxelles, Bruylant, 1993, 919 p. ; Philippe Mioche, Les cinquante ann&eacute;es de l&#39;Europe du charbon et de l&#39;acier, 1952-2002, Luxembourg, Office des publications officielles des Communaut&eacute;s europ&eacute;ennes, 2004, 128 p.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tDisclaimer: The views expressed in this paper are those of the author alone and do not necessarily reflect the opinion of the Foundation.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">\n\t<span style=\"font-size:12px;\"><em>Mise &agrave; jour le Lundi, 17 Mai 2010 16:10 <\/em><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"excerpt\">Marie-Th&eacute;r&egrave;se Bitsch Professeur &eacute;m&eacute;rite &agrave; l&#39;universit&eacute; de Strasbourg &nbsp; apiers d&#39;actualit&eacute;\/ Current Affairs in Perspective Fondation Pierre du Bois April&nbsp;2010, No 3\/ 2010 &nbsp; Read, save or print the pdf version of this article. A l&#39;occasion du soixanti&egrave;me anniversaire du plan Schuman, le Mouvement europ&eacute;en organise un concours ouvert aux lyc&eacute;ens qui sont invit&eacute;s &agrave; r&eacute;&eacute;crire une &laquo; d&eacute;claration Schuman&hellip; <a href=\"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/la-declaration-schuman-du-9-mai-1950-un-texte-qui-a-change-le-monde-1\/\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":39,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-4874","page","type-page","status-publish","hentry","xfolkentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4874","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/55"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4874"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4874\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8479,"href":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4874\/revisions\/8479"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.fondation-pierredubois.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4874"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}