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Les « Printemps arabes » et leurs enjeux. Perspectives sur la diplomatie américaine Print E-mail
Jérôme Gygax
Fondation Pierre du Bois pour l'histoire du temps présen
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Research Fellow Columbia University

Papiers d'actualité/ Current Affairs in Perspective
Fondation Pierre du Bois
April 2011, No 5/ 2011

 

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Les révolutions qui ébranlent les assises des régimes autocratiques du Proche Orient démontrent la pertinence du concept de « memes » (anglais) utilisé par Nicholas J. Cull en 2008 et qui désigne des idées capables de se répandre d’une personne à une autre au travers d’un réseau social. L’apparente spontanéité de ces mouvements et du consensus populaire qui les sous-tendent, tout au moins en Egypte, cache une grande complexité et relègue au second plan les intérêts stratégiques des grandes puissances dont les Etats-Unis qui ont, rappelons-le, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale considéré la région comme étant indissociable de leurs intérêts sécuritaires.
Le débat porte maintenant sur l’interprétation à donner aux événements en questionnant la prépondérance aux forces démocratiques ou radicales. Ces soulèvements contre des régimes corrompus, presque tous des proxy de la lutte contre Al-Queda, sont-ils à mettre à l’actif ou au passif d’une politique américaine, apparemment en panne de « vision » de l’Iraq à l’Afghanistan en passant par le Pakistan ? Ce sont les « architectes du globalisme », terme employé par l’historien Patrick J. Hearden (2002), qui ont créé sous l’administration Truman les instruments d’une diplomatie mondiale qui s’appuient sur les relais privés (Helen Laville, 2006). Les think tanks, le Council on Foreign Relation (CFR), le Center for Strategic and International Studies (CSIS) ont annoncé la « réinvention de la diplomatie à l’âge de l’information » (1998) donnant aux Etats-Unis une meilleure maîtrise du calendrier par l’usage des réseaux sociaux. Peut-on aujourd’hui parler d’échec ou de succès ? Rien ne semble pour l’heure permettre de trancher. Cependant, il est possible de remonter aux sources de cette stratégie publique américaine qui, durant toute la Guerre froide, usait de sa politique d’aide et de coopération dans le but de transformer ces régions jugées stratégiquement importantes.
On notera en préliminaire de quelle manière certains pays semblent provisoirement « épargnés » – Arabie Saoudite, Jordanie, dans une moinde mesure les émirats du Golfe – non pas en raison de leurs caractéristiques propres, politique ou économique, comme semblent le dire certains experts, mais dans le traitement médiatique qui leur est réservé, quasi inexistant. Tandis que la crainte d’une montée de l’islamisme anime certains milieux néoconservateurs et les juifs conservateurs, d’autres acteurs plus libéraux, y compris en Israël (quotidien Hareetz), appellent à reconnaître l’extraordinaire portée de ces élans susceptibles de marginaliser le(s) fondamentalisme(s) qui nourrit(ssent) des oppressions séculaires.
Alors que les Etats-Unis ont récemment appelé à condamner l’Iran au sein du Conseil des Droits de l’Homme (ONU), les tentations d’une instrumentalisation ou de la poursuite d’agenda parallèle, notamment vis-à-vis de la Chine ou de la Corée du Nord, ne sont pas à exclure. Où s’arrête la révolution ? C’est la capacité des acteurs à « définir une grille d’interprétation des événements» (frame the interpretation) dont il est question et qui est au cœur des enjeux de cet épisode historique, fondateur pour l’exercice de la diplomatie de demain.

Les origines d’une politique d’influence

L’administration Truman, la première, développe, après la Seconde Guerre mondiale, une politique d’assistance technique - Act of International Development (5 juin 1950) – comprenant le programme dit « Point IV ». Son directeur Jonathan B. Bingham parlait à l’époque de la volonté de « transposer leurs valeurs, « main street USA », aux sables du Moyen-Orient et aux plaines d’Inde. ». Reposant sur l’aide financière et technique on espérait créer une classe moyenne qui porterait ses fruits sur le long terme. « Planter des hommes » était l’expression utilisée à l’époque.  Certes modeste, avec un coût estimé à 1% du total dépensé pour le Plan Marshall, ce programme était jugé très prometteur.
D. D. Eisenhower à sa suite affirme, après la crise de Suez 1956, la nécessité d’amender le Mutual Security Act afin d’élargir l’effort de coopération. La « Middle East Resolution » (P.L. 85-87, mars 1957) précédait d’une année l’envoi de troupes au Liban pour mettre fin aux révoltes attribuées à la République Arabe Unie (Egypte, Syrie). Selon la directive du Conseil de Sécurité américain – National Security Council NSC 5609 : « Il est de l’intérêt du monde monde libre (…) de sécuriser pour lui-même le flanc droit de l’OTAN, les détroits turcs, l’Est de la Méditerranée, la zone du Caire-Suez-Aden, les bases aériennes défensives, le Golfe persique et les régions pétrolifères. » (section c, Mutual Security Program). Eisenhower a donné un rôle inédit aux corporations privées tout en développant une diplomatie personnelle, « people-to-people » dès 1956. Trois ans plus tard, il inaugure la tradition des tournées mondiales, passant notamment par le Moyen Orient. Les futurs Présidents ne manqueront pas de suivre son exemple. À l’époque, une commission présidentielle dirigée par l’industriel Mansfield Sprague recommandait le renforcement de l’organe de diplomatie publique, l’United States Information Agency (USIA) au sein du NSC. Un bureau spécial, l’Office of Policy Coordination (OPC), dirigé par Frank G. Wiesner, était en charge des opérations d’influence et de subversion à l’étranger par les média et les opinions (dont l’Iran).
J.F. Kennedy définit le nouveau paradigme de « modernisation » reposant sur l’idée simple que les Etats-Unis doivent développer des stratégies intégrées au niveau des différentes opérations politique, économique et psychologique. Il s’agissait, en s’inspirant des écrits du professeur Daniel Lerner (MIT), de renforcer les groupes démocratiques dans les pays du Tiers Monde engagés dans une marche forcée vers la modernité. Ce concept de la modernisation, anticipant à maints égards celui de « globalisation », servait de contre-poids idéologique aux théories marxistes et de cadre aux initiatives des « Peace Corps », de l’Alliance pour le Progrès… Pour Kennedy les Etats-Unis avaient l’obligation de « supporter les progrès sociaux et économiques au Moyen Orient » (Discours du 8 mai 1963). En une décennie l’USIA avait établi des postes dans plus de cent cinquante pays, apportant son soutien à l’expansion commerciale à l’étranger et de ses produits sur de nouveux marchés (concept de product synergy).

Sous la présidence de Jimmy Carter (1977-1980), le Congrès amende l’« International Development and Food Assistance Act » rendant ainsi conditionnel l’octroi de l’aide au respect des droits de l’homme. La section 502 B du « Foreign Assistance Act » créait les mécanismes par lequel le Congrès pouvait couper toute aide militaire et économique à une nation engagée dans des violations des droits de l’Homme. Son successeur, Ronald Reagan, intègre les Droits de l’homme en tant que composante à part entière de sa politique étrangère et son approche néoconservatrice. Selon Elliott Abrams, assistant secrétaire pour les droits de l’homme et les affaires humanitaires de l’époque, aujourd’hui membre de l’influent Council on Foreign Relations (CFR, fondé en 1923) un seul standard devait être appliqué à toutes les nations du monde. Il n’était plus question de discours mais il s’agissait d’atteindre des résultats concrets dans des pays violateurs de ces droits.
Il devient clair à l’époque que l’exportation des droits de l’homme, répondant étroitement aux intérêts américains, ne doit pas être attribuée publiquement aux cercles de Washington, risquant de compromettre sa crédibilité. Le CFR jouait le rôle de courroie de transmission de ces idées, à la tête d’un réseau très vaste d’académiques (dont le CSIS) et d’hommes d’affaires. Au début de la décennie 1970, le Conseil économique et sociale de l’ONU (ECOSOC) était devenu l’un des organes permettant d’exercer des pressions sur les gouvernements (résolution 1503, 27 mai 1970).
L’administration Reagan entendait mettre à son service les groupes non-gouvernementaux, les syndicats et autres organisations privées afin de développer une société civile internationale. Le projet était connu sous le nom de « Project Democracy » renommé « National Endowement for Democracy » (NED) sous les auspices de l’USIA en 1983. La conduite d’une telle « diplomatie silencieuse » en faveur des droits de l’homme posait pourtant un sérieux problème de crédibilité lorsque cette dernière ne suivait pas la rhétorique officielle.

La fin de la guerre froide conduit à la mise sur pieds de nouveaux programmes mettant l’accent sur l’électronique, l’internet et les communications satellites. Le Bureau de l’Information ou I-Bureau remplaçait graduellement l’USIA. Le conflit des Balkans s’était en outre appuyé sur le « National Democratic Institute for International Affairs » (NDI), organisation non-gouvernementale basée à Washington, foyer, avec New York, des principales organisations non-gouvernentales et des think tanks. Les Etats-Unis entendaient être au cœur de cette révolution reposant sur le partage électronique et utilisant bientôt l’internet comme relais d’influence. Selon l’historien Fareed Zakaria : « The Internet is profoundly disrespectful of traditions, established order, and hierarchy, and that is very American. » Loin des « Samizdats » dont l’utilisation s’était répandue après 1966 et qui consistaient en polycopies manuelles de libelles, véritable littérature de résistance à l’usage des contre-révolutionnaires jusqu’à la chute de l’URSS.

Cette diplomatie publique s’appropriait, petit à petit, les outils de la guerre psychologique, donnant au Département de la Défense un rôle prépondérant. Après 9/11 naît un contexte de confusion où la limite entre l’état de guerre et celui de paix devient de plus en plus difficile à discerner. Il vaut la peine de rappeler la définition de « psy-warefare » comme « groupe de stratégies et de tactiques destinées à atteindre des objectifs idéologiques, politiques ou militaires d’une organisation sponsors (un gouvernement ou un mouvement politique) par l’exploitation des attributs culturels et psychologiques d’une audience ciblée ainsi que son système de communication ». Les racines de ce concept remontant à Harold D. Laswell (« Democracy through public opinion », 1941) inspirent les opérations de l’USIA. A l’époque de Truman la stratégie de diplomatie publique semblait encore reposer sur le pouvoir de persuasion des élites, seules capables d’influence au sein des réseaux sociaux. Les nouveaux médias permettaient d’élargir considérablement la stratégie des Samizdats au plus grand nombre (utilisateurs de téléphones portables) et non plus à cette seule élite. Le rôle joué par des leaders, intellectuels, journalistes ou dissidents n’en demeurt pas moins valable (voir les cas particuliers de la Tunisie et de l’Egypte). Cependant, cette technologie parle d’une certaine manière « directement au peuple », les messages sont générés d’on ne sait où, appelant à se réunir, à mener une manifestation de rue, à renverser un pouvoir jugé illégitime. La technologie fonde et soutient de nouvelles légitimités à naître.
Dès 2005, le Congrès rendait les activités d’assistance et d’aide indépendantes des gouvernements locaux (Egyptien notamment), les fonds étaient perçus comme aide à la promotion de la démocratie (US PL 111-117, section 7034).

La thèse des dominos qui voudrait qu’une révolution en ait entraînée une autre, a été démentie par les spécialistes, tels que Michael Hayden, ancien directeur de la CIA, en raison des dissemblances structurelles entre ces régimes. Toute volonté de recréer une chronologie artificielle semble ainsi vaine. A posteriori on notera, sans l’exagérer, le rôle de l’affaire Wikileaks ou fuite des dépêches d’ambassades qui a révélé de façon « sansationnelle » les relations de corruption souvent tues au sein des régimes arabes, le clan du président tunisien Ben Ali étant qualifié de «quasi mafia ».
Les éléctions égyptiennes, de fin novembre 2010, représentent un tournant dans la politique américaine. A cette occasion le Département d’Etat communiquait son désir « de continuer à travailler avec le gouvernement et la société civile égyptienne pour l’aider à atteindre ses aspirations politique, sociale et économique » (Congressional Research Service). Elliott Abrams publiait un article sur le changement de régime en Tunisie début janvier (« Is Tunisia Next ? », CFR, 7 janvier 2011) répétant la voix de l’Institute for Policy Studies (IPS, 24 décembre). Le Washington Institute for Near East Policy poussant quant à lui aussi un « agenda » interventioniste condamnant l’Iran et la Syrie (WINEP). Et ce n’est pas seulement le concert de ces voix et de thématiques mais la présence de certains acteurs qui est récurrente, E. Abrams actif sous Reagan ainsi que Frank Wisner, fils de l’ancien conseiller d’Eisenhower, envoyé comme émissaire spécial en Egypte.
Le discours du Caire donné par le Président B. H. Obama (4 juin 2009) ne donnait-il pas l’Egypte en exemple d’harmonie, alliant tradition et progrès ? Le président Mubarak était, rappelons-le, avec ses militaires, un allié des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Quaeda, pressé de s’angager de manière plus déterminée. Les relations entre l’Etat-major égyptien et le Pentagone étaient et restent étroites, participant au programme de détention secret de la CIA. L’aide américaine connaissait ces derniers mois des pressions croissantes venant du Congrès et des lobby juifs américains. Aider mais pour quels résultats et surtout à quel coût ?

Il semble aujourd’hui probable que plusieurs stratégies aient été suivies conjointement, autorisant la coexistence d’objectifs poursuivis sur le court, moyen et le plus long terme, tirant parti des investissements engagés par les acteurs de  cette diplomatie semi-publique, semi-privée, depuis la présidence de H. Truman. Ainsi devient-il possible d’expliquer la politique de soutien militaire systématique, générant des liens étroits entre le Pentagone et le haut commandement égyptien. A la manière de la politique Nord-Américaine vis-à-vis de l’Amérique latine il y a près d’un siècle,  favorisant l’exercice de pressions, l’aide octroyée de manière conditionnelle. L’encouragement à la société civile s’est lui-même développé suivant le processus de modernisation et l’accès graduel aux technologies de communication. La figure médiatique de Mohamed El Baradei est à ce titre exemplaire. Elle s’est construite en dehors de l’Egypte au sein de l’Agence internationale sur l’énergie atomique (AIEA), et est devenue en quelques jours le visage de cette nouvelle Egypte, avant même la tenue d’élections. La transition égyptienne est pour l’heure garantie par une Haute Commission militaire, dont Sami Hafez Al Enan, chef de Staff de l’armée est un des garants, en contact étroit avec ses homologues américains.
Dans son discours devant le Conseil des droits de l’homme (28 février 2011), la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a rappelé les « obligations universelles » découlant du respect de la Déclaration Universelle (DUDH), soulignant la nécessité de protéger « le processus de transition » vers la démocratie et le progrès. Elle a rendu hommage au rôle de la jeunesse et de la société civile moteurs de ces révolutions. Les Etats-Unis sont prêts, a-t-elle dit, à fournir une « assistance économique », les droits de l’homme, la démocratie et le développement allant de pair l’un avec l’autre. L’appel de Mme Clinton à lutter contre l’intolérance « partout où elle se produit » fait en quelque sorte écho à E. Abrams sous Ronald Reagan. L’Iran, engagé depuis 1979 sur la voie d’une autre révolution, islamique celle-là, est accusé aujourd’hui comme hier de violer les droits de l’homme. Mme Clinton a terminé son allocution par une mise en garde contre les mouvances radicales qui ne respectent pas ces mêmes droits universellement reconnus. Au même moment, les risques d’une extension de la révolution chiite ne peuvent échapper à Washington.

Comme relevé dans l’introduction, il faut s’interroger sur le pouvoir et la volonté de « mettre en récit» les événements, quitte à leur faire dire ce qu’eux-mêmes ne disent pas. Michael Schurer, ancien membre de la CIA, analyste pour la chaîne de télévision CBS,  pense que les Américains ont mal interprété les forces se cachant derrière le printemps arabe. Des islamistes auraient selon lui été relâchés des prisons, le départ de Mubarak, ennemi d’Al-Quaeda, aurait pour effet de « revitaliser l’islamisme », le mouvement deviendrait ainsi plus vaste et plus diffus qu’il ne l’était. L’Egypte de Mubarak, Israël et la dynastie Saud d’Arabie sont présentés comme les véritables ennemis d’Al Qaeda.
Or, la version de Schurer contredit l’interprétation des journalistes arabes sur le terrain (Al Jazeera), pour qui ces manifestations démontrent à qui en douterait encore qu’Al-Queda n’a aucun rôle à jouer dans cette histoire. Les soulèvements populaires se sont exercés contre les régimes se servant de l’oppression et de la lutte antiterroriste pour asseoir leurs régimes corrompus sans légitimité populaire. Que penser des mouvements de rébellion contre les régimes de Hamid Karzai, en Afghanistan, et Asif Ali Zardari, au Pakistan, accusés tous deux de corruption chronique et sans réel soutien populaire.

Washington semble vouloir soutenir, coûte que coûte, cette « transition vers la démocratie », un effort qui s’inscrit, comme on l’a vu, dans cinquante années de diplomatie cherchant à terme à arrimer le Proche et le Moyen Orient à l’Occident. Les Etats-Unis ne sont certes pas les seuls intéressés par ce développement révolutionnaire. Comme on peut s’en douter la Chine et l’Iran, plus encore que la Russie, peuvent se montrer péoccupés. La théorie développée par le célèbre journaliste du New Yorker, Seymour Hersh, qui dénonce l’existence d’un calcul stratégique visant l’Iran n’est pas invraisemblable. Washington ne donne-t-il pas les signes, certes discrets, de vouloir tirer profit de la dynamique actuelle pour l’étendre en direction de l’Asie ? L’appel de Washington à Pékin en janvier dernier s’inscrit-il dans une perspective américaine « universelle » au nom des droits de l’homme ? Le risque demeure, comme sous les présidences antérieures, de pratiquer une politique à double standard. L’Arabie Saoudite est dans la ligne des critiques, dénoncée par Amnesty International depuis des années pour ses violations des droits de l’homme. Cette dernière continue, avec le Qatar, à servir de relais pour la campagne antiterroriste américaine.

La diplomatie publique américaine, et une partie de son « soft power », repose sur sa capacité à influencer les régimes de manière silencieuse. L’effort américain visant à encourager une société civile, basée sur de nouvelles classes moyennes représentant le relais de ses valeurs, s’inscrit ainsi dans une approche à long terme, prtagée par l’intelligentsia du CFR et par ceux qui continuent de penser que l’Amérique a une mission naturelle à civiliser le monde, les « globalistes » et les néo-conservateurs. L’approche n’est pas sans risques quand elle tend à projeter sur ces événements une interprétation parfois étrangement éloignée des aspirations des hommes et des femmes de la rue. Le Moyen Orient est devenu un laboratoire révolutionnaire d’un genre nouveau. Comme l’avait dit un jour Daniel L. Goldy, à la tête du programme du Mutual Security Agency : « Nous, les Américains et non pas les Communistes, sommes les vrais révolutionnaires du Monde (…) Nous démontrons que la sécurité et la liberté peuvent être atteintes ensemble» (29 juin 1951).



Pour en savoir plus



NJ Cull, « Public diplomacy: Taxonomies and histories » in The Annals of the American Academy of Political and Social Science, 616 (2008).

Dizard, Wilson P Jr, Inventing Public Diplomacy: The Story of the U.S. Information Agency (2004).

Fulton, Barry, Reinventing Diplomacy in the Information Age (CSIS Panel Reports) (1998).

Hearden, Patrick J, Architects of Globalism: Building a New World Order During World War Two (2002).

Kenneth A. Osgood and Brian C. Etheridge (ed.), The United States and Public Diplomacy, New directions in cultural and international history, Boston, Martinus Nijhoff, 2010-12-09

Laville, Helen, and Hugh Wilford, The Us Government, Citizen Groups and the Cold War: The State-Private Network (Studies in Intelligence) (2006).

 

 

 

Disclaimer: The views expressed in this paper are those of the author alone and do not necessarily reflect the opinion of the Foundation.

 

 

 

 

 

Last Updated on Monday, 04 April 2011 15:12
 
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